Lesly Ja a commencé le rap à 14 ans à Cergy Pontoise (95) avant de partir s’installer dans le Nord de la France.
Obligé de partir à Grande Synthe (59) pour suivre sa famille, il crée son 2ème groupe « Produxion Incorruptibl » avec lequel il jouera plus d’une dizaine d’année, sortant trois CD, remportant le Printemps de Bourges, jouant sur plus de 250 scènes à travers l’Europe. L’identité Grand-Synthoise était née (West coast tendance).
Pionniers du rap dans la région avec « Rebel Intellect » (devenu plus tard « Mental Kombat ») l’aventure de groupe se termine pourtant en 2002.
Comme toute histoire de band, un con cherche à développer son artistique seul, sans concession, ce con c’est Lesly Ja.
Autodidacte, il se met derrière les machines et commence à créer ses propres sons sur Mpc pour un éventuel album solo ! ! Non, soyons clair POUR un album solo. Il le sort en 2003 et les ventes explosent pour de l’auto-production « 5500 ventes ». Album qui lui vaut une signature en édition chez une grande maison de disque avec un globe ! ! ! ! Ils le prenaient pour « LE » eminem français, bordel ! ! ! N’importe quoi ! Lui s’en fou, il venait de rentré sa tête dans le chaud bise.
A ce moment il s’associe avec le Label « Lordz Recordz » et le producteur Djam-l aka Mr Talk box pour la réalisation d’un album plus abouti. Les rencontres s’opèrent sur la route passant de Soprano à Mokobé ou encore de Anthony Kavanah à Aurélie de la Star Ac 2 mais les véritables rencontres humaines et artistique se feront avec trois grandes identités du paysage français « Jmi Sissoko », « Busta Flex » et « Ejm ».
Lesly Ja observe et écoute les conseils de ses aînés, le studio devient un terrain de bataille, de constructions innovatrices. De nombreux tests avec des artistes talentueux comme Horseck, Relic ou encore Osez de Sens Unik naissent. L’album né puis n’est plus, les moments de doute existent puis son effacer par un gobelet, la séparation, la difficulté à vivre seul écorche l’artiste. Les sensations profondes arrivent. L’album devient, puis se dessine, la famille artistique de proximité se développe et enrichie les couleurs de l’opus.
Ce sera un « BLACK ALBUM » pour 2009, pour ne pas faire un string album, pour ne pas donner l’impression de connaître et de vouloir, pour partager un moment avec l’ancienne et la nouvelle école, mais surtout pour ne pas tricher avec les univers divers que l’artiste apprécie.